Dimanche 23 février 2020 à 17h30
au Temple de Jussy
Les Tromano
Yorrick Troman, violon
Yann Dubost, contrebasse
Daniel Troman, accordéon

Un violon, une contrebasse, un accordéon. Depuis 2008, ils sillonnent les routes de France (Festival Radio France de Montpellier, Festival de l’Epau, Flâneries de Reims, Concerts de Poche, Rencontres musicales en Graves) et d’ailleurs (Espagne, Suisse, Slovaquie, Norvège, Japon). Quand Yorrick ne dirige pas de son archet l’Orchestre symphonique de Navarre (Orquesta Pablo de Sarasate), il retaille des pièces pour orchestre à la mesure des Tromano. Yann troque le frac de l’Orchestre Philharmonique de Radio France pour le costume bigarré du trio, auquel il apporte le velours et le grain de sa contrebasse. Daniel, nostalgique des standards yiddish de sa grand-mère, enfile les bretelles de l’accordéon.
Les Tromano deviennent un orchestre miniature grâce au violon transformé en banjo, aux percussions de la contrebasse et à l’accordéon, tour à tour flûte, basson ou clarinette. Des airs que l’on a sur le bout de la langue, d’autres oubliés, le tout unifié par une sonorité singulière : telle est la recette du “ Gran Bazar ” festif et coloré des Tromano.
Programme
Leonard Bernstein
Candide Ouverture
Dmitri Chostakovitch
Pti Boulon
Gustav Mahler
Frère Jacques
Traditionnel
Klezmer Freilacht
Dmitri Chostakovitch
Pas de deux
Sergeï Prokofiev
Vers la joie
Camille Saint-Saëns
Introduction et Rondo Capriccioso
Edith Piaf
Hymne à l’amour
Ennio Morricone
À Tabernas
*
Dimanche 6 septembre 2020 à 17h30
Spectacle en plein air à l’Ecole de Lullier
Big Up’ Band
Hommage à Stevie Wonder

Un « big band » est une formation orchestrale qui interprète des oeuvres du répertoire jazz, particulièrement dans le style swing jusque dans les années 1960 ; à partir de ces années, l’avant-garde et le free jazz commencent à s’intéresser à ce type de formation. Son nom vient de l’anglais et signifie littéralement « grand groupe ».
Le Big Up’ Band est né de la volonté de créer un Big Band dans le bassin lémanique. Ce jeune ensemble professionnel très dynamique est composé de la fine fleur de la nouvelle scène romande, formée dans les Hautes écoles de musique de Genève, Lausanne et Berne ou encore au sein de prestigieuses écoles américaines telles que la Berklee College de Boston ou la Manhattan School of Music de New York. L’ensemble ainsi constitué dispose d’une patte sonore spécifique et s’attache à développer sa propre identité dans le paysage musical romand. L’excellence et la personnalité de ses musiciens en font un orchestre de premier plan.
Le programme « A tribute to Stevie Wonder » est un hommage au célèbre auteur-compositeur-interprète américain né le 13 mai 1950 à Saginaw, Michigan. Aveugle depuis sa petite enfance, il est considéré comme l’un des plus grands artistes américains de la seconde moitié du XXe siècle et possède l’une des carrières les plus prolifiques de la pop américaine. Sa discographie, commencée dès l’âge de 11 ans, ne compte en 2018 pas moins de 26 albums studio, trois albums de musique de film, quatre albums live et 98 singles. Par ailleurs, aux États-Unis, 49 de ses chansons ont figuré dans le top 40 et 10 à la première place du Billboard Hot 100. Au total dans le monde, 32 de ses singles ont été n°1 des ventes de disques. Stevie Wonder a vendu plus de 100 millions d’albums, a reçu 25 Grammy
Awards, et remporté en 1984 un Oscar de la meilleure chanson originale pour I Just Called to Say I Love You, au cours d’une carrière qui s’étend sur plus d’un demi-siècle.
Programme
Tous les titres sont de Stevie Wonder
et tous les arrangements de Rémy Labé
As
Master Blaster
Overjoyed
Fingertips
Isn’t she lovely
Higher Ground
Superstition
Sunshine
I wish
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Dimanche 27 septembre 2020
au Temple de Jussy
Quatuor Terpsycordes
Girolamo Bottiglieri, violon
Raya Raytcheva, violon
Caroline Cohen Adad, alto
Florestan Darbellay, violoncelle

Prisme des répertoires, multiplicité des approches musicales, kaléidoscope des personnalités. Autant de facettes qui confèrent au Quatuor Terpsycordes son identité unique, à la fois singulière et plurielle. Récompensé lors de nombreux concours internationaux, dont un Premier Prix à Genève en 2001, ce carré d’archets a su faire rayonner un talent multiple de quatre, homogène et omplémentaire dans l’alchimie des musiciens, radical et audacieux dans la lecture des oeuvres ; tout en gardant toujours à l’oreille le souffle de la muse Terpsichore, fille de musique qui relie le geste et l’esprit. Terre, psy, cordes.
Fondé en 1997, basé à Genève, le Quatuor Terpsycordes a suivi l’enseignement de Gábor Takács-Nagy, avant de se perfectionner auprès de membres des quatuors Budapest, Hagen, Lasalle ou Mosaïques, entre autres. Galvanisés par le contraste des origines (Italie, Bulgarie et Suisse), ses membres éblouissent régulièrement le public des grandes salles de ce monde, comme le Concertgebouw d’Amsterdam, la Salle Gaveau de Paris, la Tonhalle de Zurich, le Victoria Hall de Genève.
Programme
Anton Webern (1883-1945)
Langsamer Satz
Langsamer Satz signifie en français «Mouvement lent». Cette oeuvre fut inspirée par un voyage au bord de la Kamp (Basse-Autriche) que Anton Webern fit en 1905 avec sa cousine et future épouse Wilhelmine Mörtl. Langsamer Satz comprend un unique mouvement : Langsam, mit bewegtem Ausdruck.
Franz Schubert (1797-1828)
Quatuor à cordes n° 14 en ré mineur D 810
« Der Tod und das Mädchen » (La Jeune Fille et la mort)
Schubert rejoint Mozart qui disait que la mort est la meilleure amie de l’homme. Il écrit son quatuor en ré mineur, tonalité du Requiem de son aîné. Chacun des mouvements du Quatuor n° 14 est en mineur. Très dramatique, le premier mouvement est une lutte pour la vie. Dans le deuxième mouvement, Schubert écrit cinq variations d’après la belle mélodie de son lied « La Jeune Fille et la Mort » D 531 sur un poème de Matthias Claudius. « Ne crains rien, donne-moi ta main, je suis ton amie ». Au sombre sol mineur du thème succède le sol majeur de la dernière variation : la mort est acceptée. Le drame revient dans le Scherzo de manière ironique. Puis l’oeuvre se termine par une danse de mort, un presto sous forme de tarentelle. Schubert n’ignore pas que la tarentelle est une danse italienne inventée pour soigner la piqûre d’une « tarentule ». Dernier accord : ré mineur. L’issue tragique ne fait aucun doute.
*
Dimanche 11 octobre 2020 à 17h30
au Temple de Jussy
Lam Ensemble
Musique classique latino-américaine
Sandra Borges, violon et direction
Anita Rocío Dowden, alto
Lucía Zamora, clarinette
Daniel Guerrero, flûte


Lam Ensemble tire son nom de l’artiste peintre cubain Wifredo Lam, dont l’oeuvre glorifie le métissage, cette grande richesse de l’humanité fruit de siècles d’histoire et de mélanges de civilisations. Ainsi, le programme présenté ce soir voyage entre les racines d’Amérique Latine et la pluralité sonore de l’Occident. Il en va de même des musiciens de l’ensemble, issus de diverses traditions culturelles et diplômés des Hautes Écoles de Musique de Genève, Lausanne et Berne, du Koninklijk Conservatorium deen Haag, du Royal Conservatory of Manchester et du Conservatorio Reina Sofía, et qui ont déjà fait leurs preuves dans les scènes internationales. Depuis leur rencontre au cours de leurs études, ils partagent le désir de mettre en commun leurs différentes origines et cultures pour
approfondir leur interprétation de la musique des compositeurs latino-américains classiques et contemporains et la faire connaître aux publics européens.
Programme
Yadira Cobo (1982)
Blanco y negro pour alto et violon
Teric Tucci (1897-1973)
Edelma
Maruja Hinestrosa (1914-2002)
El cafetero
Carlos Vieco (1900-1979)
Patasdilo
Benedito Lacerda (1903-1958)
Vou vivendo
Heraclio Hernández (1851-1886)
El diablo suelto
Milcíades Garavito (1901-1953)
San Pedro en el Espinal
Manuel Saumell (1817-1870)
Danzas y Contradanzas
Heitor Villalobos (1887-1959)
Bachianas brasileiras No 5
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Dimanche 25 octobre 2020 à 17h30
au Temple de Jussy
Johan Smith, guitare

Vainqueur du très prestigieux concours Guitar Foundation of America (GFA) en 2019 et défini comme la « Révélation Guitare Classique 2017 » par le magazine francophone spécialisé « Guitare Classique Magazine », Johan Smith a été invité à se produire dans des festivals reconnus en tant que concertiste et soliste, avec des orchestres tels que l’Orchestre de Chambre de Lausanne, le Budapest Symphony Orchestra ou encore l’Orchestre du Festival de Verbier. Il prépare actuellement l’enregistrement d’un second album, ainsi qu’une tournée qui l’amènera à se produire aux États-Unis, au Canada, au Mexique, en Chine, ainsi qu’au Carnegie Hall de New-York. Son intérêt particulier pour la musique contemporaine l’a conduit à collaborer avec plusieurs compositeurs, notamment Josquin Schwizgebel et Arnaud Fillion qui lui a dédié son «Concerto pour Guitare et Orchestre», créé à Budapest en 2019. En plus du Guitar Foundation of America, Johan Smith s’est déjà distingué dans de nombreux concours internationaux en obtenant de nombreuses récompenses: 1er prix au VIII° Changsha International Guitar Competition (Chine), 1er prix spécial de la Victoria & Joaquin Rodrigo Foundation, 1er prix au VI° International Guitar Competition of Thessaloniki (Grèce), 1er prix au Concours International de Fontenay-Sous-Bois (Paris), 1er prix au V° International Festival Guitare au Beffroi, 1er prix au 89° Leopold Bellan International Competition, 1er prix au XIII° Concours National de Ceyzeriat (remportant également le prix du public).
Né en 1990 à Genève, Johan obtient un Bachelor en 2015 puis un Master of Arts en Pédagogie Instrumentale en 2017 à la Haute Ecole de Musique de Lausanne, dans la classe de Dagoberto Linhares. Parallèlement à son activité de professeur de guitare au Conservatoire de musique de l’Ouest Vaudois, il a également obtenu en 2019 le titre académique le plus important dans le domaine de la performance musicale en Suisse : le Master of Arts spécialisé en Interprétation Musicale Soliste, récompensé par la plus haute note et le prix spécial Max D. Jost. Dans un tout autre registre, il est fondateur, compositeur, interprète et graphiste au sein du groupe de métal extrême «Stortregn», avec lequel il a déjà enregistré quatre albums depuis 2005. Johan Smith joue sur les cordes Savarez.
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